Cet article a originalement été publié en 2011 sur notre ancien site web, J’aisoif.ca . Il est vieux! Mais on voulait vous le rendre disponible, au cas où ça pourrait intéresser certains. Nous espérons mettre à jour nos ressources sous peu. Merci pour votre patience!

Ted Bundy, le tueur en série, ne voyait pas pourquoi, après son arrestation, on faisait tout un plat de son cas. David Von Drehle cite ainsi un Bundy exaspéré dans Among the Lowest of the Dead : « En fait, c’est qu’il y a tellement de gens »

Annie Dillard1

Le monde en général ne se soucie aucunement de notre souffrance. Nous ne sommes que des chiffres. Des statistiques. Des accidents cosmiques. De simples hasards. Dans notre monde, la souffrance est une absurdité – inévitable, mais dénuée de sens.

Et pourtant, devant la souffrance, tout en nous nous crie le contraire.

Notre expérience contredit notre philosophie. Si la réalité ne change pas, comme l’auteur C. S. Lewis l’a découvert, notre compréhension de cette réalité doit alors changer :

L’argument que je retenais contre Dieu était que l’univers paraissait si cruel et si injuste! Mais d’où pouvait bien me venir cette idée de juste et d’injuste? On ne peut définir une ligne brisée qu’en possédant la notion de ligne droite.[…] Ainsi, prouver l’inexistence de Dieu ou, en d’autres termes, que la réalité dans son ensemble était un non-sens me contraignait à accepter qu’une partie de la réalité (mon idée de justice) était pleine de sens.

C.S.Lewis2

Notre soif d’une justice durable atteste notre besoin d’une source de justice, notre besoin de Dieu et d’un Sauveur.

Personne ne connaît la réalité de la souffrance mieux que Jésus-Christ.

Il a quitté le confort de son propre royaume pour entrer dans notre monde dévasté. Bien qu’il ait été innocent, on l’a trahi, abandonné et mis à mort. On a roué son corps de coups, puis on l’a cloué à la croix.

Le plus souvent, nous sommes responsables des injustices qui sont commises ici-bas ; c’est nous qui méritons un châtiment. Et pourtant, Jésus est mort à notre place – par une manifestation de grâce, Dieu a payé en notre nom le prix ultime pour la justice, à savoir la peine de nos mauvaises actions. L’amour et la grâce de Dieu envers nous ne sont pas des expressions sentimentales abstraites – ils lui ont coûté très cher. Il a agonisé sur la croix afin que nous soyons pardonnés et déclarés irréprochables.

Ma soif de justice est étanchée en la personne de Jésus-Christ. Au cœur de sa propre souffrance, Dieu a démontré son amour et son désir de justice. Son amour transformateur change la manière dont je réagis au mal et à l’injustice. De plus, Dieu connaît ma souffrance ; elle n’est pas absurde ou sans conséquence. Il se peut que je n’aie pas toutes les réponses, mais je ne désespère pas, parce que je connais Jésus.

Il est digne de confiance. Il est suffisant. Et, un jour, il rétablira toutes choses.

[1] Dillard, Annie. « The Wreck of Time.» Harper’s Magazine. January 1998.

[2] Lewis, C.S.. Mere Christianity. New York: HarperCollins, 2000. 38.

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