Par Élizabeth Lecavalier

Je me souviendrai toujours de mon premier congrès P2C+ à Toronto.

Je participais cette année-là à un groupe de prière qui se réunissait chaque semaine sur mon campus. Notre vision était d’intercéder pour un réveil parmi nos paires à l’École de gestion John-Molson. La leader du groupe était impliquée auprès de Pouvoir de Changer. Elle m’avait beaucoup parlé de P2C+, mais ça ne m’intéressait pas vraiment d’y aller même si le congrès avait l’air très inspirant. Après tout, je ne faisais pas partie de Pouvoir de Changer. C’est quand même un risque en tant qu’étudiant de partir avec un groupe que tu ne connais pas qui fait partie d’une organisation que tu ne connais pas pendant tes précieuses vacances de Noël.

J’étais déterminée à ne pas y aller, mais Dieu avait d’autres plans pour moi. De retour de l’école, un soir, j’ai ressenti la voix de Dieu me dire : « Va à P2C+. » Je ne pouvais pas le croire! Mais je ne pouvais pas non plus ignorer cette voix et désobéir à cet appel.

 

Prochain arrêt : Toronto

Seize jours, quatre examens et trois cents dollars plus tard, je me suis trouvée dans un Sheraton à Toronto, ne sachant pas à quoi m’attendre. On dit que ce sont les premières impressions qui comptent. Les gens à l’accueil étaient chaleureux et j’ai tout de suite connecté avec les filles dans ma chambre.

J’ai beaucoup apprécié entendre les histoires de vies transformées et de mouvements étudiants qui ont eu lieu sur des campus d’un océan à l’autre; ça me faisait rêver à ce que notre petit groupe de prière pouvait devenir. J’ai aussi constaté à quel point ces gens-là aimaient l’évangile… après tout, ils utilisaient ce mot dans toutes les deux phrases! Je ne crois pas que c’était juste une différence de culture… même si, il est vrai, les séances principales se déroulaient en anglais.

Sauf qu’à ma très grande surprise, il y avait une équipe dynamique qui traduisait chaque séance simultanément en français. Il y avait même des ateliers offrant de la formation entièrement en français et conçus spécialement pour le ministère québécois. « Ça veut dire que je ne suis pas la seule Québécoise ici. » En effet, il y avait d’autres étudiants venant d’aussi loin que Rimouski! C’est drôle à dire, mais cette attention au français m’avait beaucoup touchée.

 

La soirée qui a tout changé

À chaque congrès ou retraite, il y a un moment fort dont on se souviendra pour le restant de sa vie. Pour moi, ce moment était la deuxième séance du soir. C’était une soirée au thème « Québec ». La séance a commencé par des chants en français des albums de Paul Baloche, d’Impact et de Luc Dumont. C’était vraiment impressionnant, surtout parce que le band et la grande majorité de la salle n’étaient pas bilingues.

Par après, des images défilaient sur les écrans pour faire la promotion de projets missionnaires vers les peuples francophones du monde. Il y en avait un pour Paris. Ensuite Bénin. J’ai détourné les yeux de l’écran une minute et à mon retour, les différentes scènes avaient un air familier. « Dis, ça ressemble vraiment au métro de Montréal. » C’est parce que ce l’était vraiment! « Attends une seconde – Montréal! Qu’est-ce que ma ville faisait là parmi tous ces voyages missionnaires? »

Mon coeur se réchauffait. Dieu le préparait pour ce qui allait suivre – un message proclamé dans les deux langues par un équipier travaillant à l’Université de Montréal. Il y a une de ses phrases qui ne me quittera jamais : « Si vous voulez devenir missionnaire, vous avez deux choix. Vous pouvez prendre l’avion ou vous pouvez prendre votre char. » Audacieusement, il mettait au défi toute la salle de considérer la possibilité de servir Jésus en mission au Québec!

Il y a eu ensuite un temps d’intercession pour le monde francophone. J’ai vu des étudiants qui n’ont jamais mis les pieds au Québec pleurer plus passionnément pour ma province que n’importe quel Québécois que je connaissais… y compris moi-même. Mon coeur brûlait. Comment pouvais-je empêcher mes larmes de couler?

C’est alors qu’une conviction profonde s’est installée en moi. Si des gens qui ne parlent même pas le français allaient venir à Montréal proclamer Jésus aux Québécois, alors c’était mon devoir de faire ce pas de foi avec eux.

 

Ce n’est qu’un début…

P2C+ pour moi a été le début d’une belle aventure missionnaire qui ne s’est jamais terminée. Mais peu importe si tu envisages une carrière ministérielle ou séculière, une chose est certaine. Tout comme moi, tu n’as pas besoin d’être super familiarisé avec Pouvoir de Changer pour vivre une expérience hors du commun. P2C+, c’est littéralement des centaines de jeunes adultes qui se rassemblent pour apprendre à partager leur foi et à former des disciples et pour être inspirés de changer le monde.

Peu importe ton histoire ou ton appel, il y a quelque chose à P2C+ pour toi. Il y a quelque chose que Dieu va utiliser pour te bénir et t’équiper dans la mission qu’il t’a donnée.

Mon premier P2C+

 

À votre tour :

  • Visitez le site Web de P2C+ pour en apprendre davantage sur l’événement.
  • Assistez à P2C+ où vous recevrez une formation que vous pourriez utiliser sur votre campus ou dans votre milieu de travail.

 


Élizabeth Lecavalier


C’est pendant ses études à l’École de gestion John-Molson qu’Élizabeth a d’abord commencé à s’impliquer avec Pouvoir de Changer — Étudiants (P2C). Par la suite, elle a fait le meilleur stage au monde au sein de l’équipe Expansion Québec de P2C. Elle sert maintenant en tant qu’équipière P2C, oeuvrant sur certains cégeps montréalais tout en contribuant à notre blogue. Élizabeth aime éclater de rire avec ses amis et est constamment à la recherche de bonnes histoires.


 

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