Chaque année, du 28 décembre au 1er janvier, des centaines d’étudiants convergent vers Toronto pour prendre part au congrès P2C PLUS, y compris plusieurs étudiants des campus francophones du Québec et de l’Ontario. Il s’agit d’une excellente occasion pour eux de grandir dans leur foi grâce aux nombreux conférenciers, animateurs d’ateliers et conducteurs de louange. Cette année, le thème Vus et connus soulignait le fait que Dieu nous voit et nous connaît, et que de voir les choses comme Il les voit nous transforme.

Nous avons demandé à cinq étudiants francophones de nous raconter leur expérience à P2C PLUS cette année. André, étudiant en génie civil à l’Université de Sherbrooke, et Lorri-Anne, étudiante en didactique des langues à l’Université d’Ottawa, y participaient pour la première fois. Nehemie, finissante du Cégep Garneau en techniques administratives, et Alexandre, étudiant à la maîtrise en design urbain à l’École d’architecture de l’Université Laval, en étaient à leur deuxième année de participation, tandis que Gabriel, étudiant en génie chimique à l’Université Laval, en était à sa quatrième. Les habitués du congrès ont tous exprimé que l’expérience en vaut la peine à tous les coups. Gabriel rajoute : « Plusieurs hésitent à y aller, mais personne ne m’a dit qu’il l’avait regretté! »

« Plusieurs hésitent à y aller, mais personne ne m’a dit qu’il l’avait regretté! » – Gabriel

Selon toi, quel est le message principal qui est ressorti du congrès? Qu’est-ce qui t’a le plus marqué?

André : Selon moi, l’essentiel, c’était que nos attitudes envers les autres sont conséquentes de l’attitude de Dieu envers nous. Nous sommes vus et aimés de Dieu, donc naturellement nous voyons et aimons les autres.

Lorri-Anne : Que notre perception de nous-mêmes doit être influencée par celle de Dieu et non celle des autres. Dieu nous invite à voir le monde avec ses yeux. Oui, les gens sont brisés et les injustices sont présentes, mais on peut voir le témoignage de l’amour de Dieu et sa gloire au travers des missions. En faisant partie de sa mission, on accepte d’être un ambassadeur de cet amour.

Kiosque des Missions mondiales de P2C-É : Qu’est-ce que ça veut dire d’être humain?

Nehemie : Selon moi, le message principal ressorti dans ce congrès, c’est de chercher à comprendre comment Dieu nous voit et, en fonction de cela, d’orienter notre vie.

Alexandre : On a parlé de comment Dieu nous voit, de notre identité en Christ, mais ce qui m’a marqué le plus était de réfléchir à notre témoignage devant les autres et comment on peut glorifier Dieu.

Gabriel : J’ai beaucoup aimé comment l’accent était mis sur la façon dont Dieu nous voit et comment ça influence tous les aspects de notre vie. Ça amenait à réfléchir sur l’amour de Dieu et comment montrer cet amour autour de nous. J’ai aussi aimé comment l’accent d’une des conférences était mis sur l’importance d’être authentique dans nos relations avec nos amis et notre famille.

Quel aspect du congrès as-tu le plus apprécié?

André : J’ai aimé l’atelier sur les « sécheresses » spirituelles, c’est-à-dire les saisons de la vie où on ne semble pas percevoir Dieu à l’action. C’est une session qui m’a beaucoup parlé et rassuré, comme c’est ce que je vis au moment présent.

Lorri-Anne : J’ai beaucoup apprécié les ateliers, en particulier celui sur le perfectionnisme et celui sur l’art et le besoin de transcendance. C’était super de pouvoir entendre des sujets si spécifiques et pratiques abordés avec une perspective croyante. C’est toujours un bon rappel de savoir que Dieu change TOUT : l’art, la science, la psychologie… et même (surtout) nos vies.

Nehemie : L’un des orateurs que j’ai le plus aimé c’est Daniel Im parce que dans son message il disait que notre identité ne dépend ni de ce que nous sommes en tant que personnes, ni de ce que nous avons, ni de ce que nous faisons, mais plutôt de ce qu’on est en Christ, de la façon dont il nous voit.

« …notre identité ne dépend ni de ce que nous sommes en tant que personnes, ni de ce que nous avons, ni de ce que nous faisons, mais plutôt de ce qu’on est en Christ, de la façon dont il nous voit. » – Nehemie

Alexandre : J’ai bien apprécié la conférence de Neil et Sharol Josephson. Le point qui m’a le plus marqué est l’importance de l’authenticité dans nos relations avec nos proches. En tant que chrétiens, nous voulons projeter une bonne image, mais nous devrions plutôt être les premiers à reconnaitre notre état de pécheur. En partageant nos difficultés, nous pourrons bâtir la confiance avec nos amis.

Gabriel : De cette année, la présentation et les ateliers donnés par Brooks Buser ont beaucoup renouvelé la façon dont je voyais la Mission et l’Évangile. J’ai aussi beaucoup aimé le contenu de Neil et Sharol Josephson sur l’authenticité et sur la façon de se conformer à Dieu individuellement et en couple.

Comment Dieu t’a-t-il rencontré pendant le congrès?

André : Dieu m’a rencontré à travers l’atelier de sécheresses spirituelles, en me disant que ce n’était pas anormal de vivre cela, et que je devais vraiment m’appuyer sur la vérité. Dieu m’a aussi donné l’occasion de discuter avec quelques personnes de la mission dans toutes ses formes, dans un bon dialogue qui m’a renseigné et encouragé.

Lorri-Anne : Au travers des messages et des ateliers, j’ai pu réaliser que la perception que j’avais de moi-même influençait beaucoup le motif de mes actions. J’ai pris conscience que je cherchais beaucoup à plaire, plutôt qu’accepter ma valeur en Dieu. En acceptant ma valeur et la grâce gratuite de Dieu, je peux transmettre l’amour de Dieu avec authenticité et partager la vérité de Dieu avec audace.

« En acceptant ma valeur et la grâce gratuite de Dieu, je peux transmettre l’amour de Dieu avec authenticité et partager la vérité de Dieu avec audace. » – Lorri-Anne

Alexandre : Durant les temps de louange, spécialement avec la chanson Reckless Love, je pouvais facilement imaginer Dieu comme un bon berger qui vient nous chercher pour que l’on se réjouisse avec tout son peuple!

Gabriel : Il m’a donné un sens d’émerveillement devant l’immensité de son amour. J’ai l’impression d’avoir saisi cela au-delà des simples mots, c’est-à-dire de l’avoir plus réellement expérimenté. Dieu m’a aussi touché à travers des témoignages que j’ai partagés avec des amis et qui m’ont fait réaliser que je n’étais pas seul à vivre une situation dans laquelle je suis.

Est-ce que P2C PLUS a changé ta façon de : (a) percevoir Dieu? (b) percevoir ceux qui ne connaissent pas encore Jésus? (c) percevoir la mission de Dieu dans le monde? (d) te percevoir toi-même?

André : (d) Les ateliers sur le Québec m’ont permis de comprendre un peu plus la situation de cette culture par rapport à la mienne [Note de la rédactrice : André est Franco-Ontarien], et de trouver un peu mon identité culturelle à travers le tout. J’ai aussi pu réévaluer ma perspective sur la mission globale, et ce que Dieu pourrait faire avec ceux qui se rendent disponibles.

Lorri-Anne : Je dirais que P2C PLUS a changé ma façon de me percevoir moi-même.

Nehemie : P2C PLUS a changé ma façon de percevoir la mission de Dieu dans le monde et de me percevoir moi-même.

House of Worship Montréal

Alexandre : (a) Dieu mérite toute la gloire et nos vies doivent le glorifier. (b) Même si nos amis non chrétiens vivent de « bonnes vies », ils ont quand même besoin de connaître Dieu pour donner gloire au créateur et se réjouir en sa présence. (c) Le Québec est parmi les nations les moins atteintes dans le monde. Alors qu’il est important de faire de toutes les nations des disciples, nous avons l’opportunité d’être missionnaires chez nous. Je considère ainsi mettre du temps de côté cet été pour travailler comme moniteur dans un camp chrétien!

Gabriel : (a) Mes expériences [NDLR : à P2C PLUS] m’ont montré que je pouvais réellement faire confiance à Dieu pour mes choix et la direction de ma vie au quotidien. J’ai beaucoup appris sur l’impact de l’amour de Dieu dans ma vie. (b) J’ai beaucoup été mis au défi de partager ma foi avec les gens autour de moi et le mettre en action fut quelque chose de nécessaire dans ma marche avec Dieu. (c) J’ai compris l’importance de partager l’Évangile aux endroits du monde qui n’y ont pas accès. Je me disais auparavant que je devrais seulement concentrer mes efforts auprès de mon peuple, mais maintenant Dieu m’a donné une vision beaucoup plus large de sa Mission. (d) Voir un peu plus comment Dieu m’aime m’a aidé à moins me comparer aux autres et à regarder à ce qu’il veut pour ma vie avant tout.

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