Vous avez sans doute remarqué que la culture canadienne change rapidement autour de nous.

Pourtant, nous avons besoin de continuer à apporter Jésus dans la conversation courante. La puissance de l’évangile peut répondre à chaque enjeu auquel notre société fait face. Nous croyons cela de tout notre cœur.

Afin de faire le lien entre le message transformateur de Jésus et les questions de notre époque, nous devons le suivre dans le territoire inexploré de cette génération.

Nous sommes dans une saison d’adaptation alors que nous cherchons à remplir notre mission plus efficacement : aider les étudiants à connaître Jésus et à vivre par sa puissance transformatrice. Nous voulons que les étudiants connaissent Jésus de manière à ce que toute leur vie, voire leur monde, soit transformée. Et nous rapprenons à le faire dans cette nouvelle génération.

Dans une saison d’adaptation, il y a beaucoup d’ambiguïté. Nous explorons de nouvelles réalités culturelles. Nous créons et nous mettons à l’essai de nouvelles manières innovantes d’aider les étudiants à connaître Jésus. Ce processus d’innovation est toujours le mieux entrepris avec des mains et un esprit ouverts. Mais au milieu de l’ambiguïté et des tactiques changeantes, il est essentiel que notre mission demeure claire.

Quelle est donc notre mission? C’est d’aider les étudiants à connaître Jésus et à vivre par sa puissance transformatrice.

 

Alors que nous cherchons à rendre notre mission claire, il est utile de préciser ce que la mission n’est pas.

Les étudiants sont la mission.

Les étudiants ne sont pas… un moyen au service de la mission, bien qu’ils y participent pleinement.

Notre mission n’est pas… des étudiants plus productifs.

Notre mission n’est pas… de faire passer le plus d’étudiants possible par un programme de P2C.

Notre mission n’est pas… de planter le drapeau de P2C sur chaque campus.

En cette période d’adaptation, nous devons nous rappeler que notre mission est centrée sur les gens. Elle n’est pas centrée sur la mise en œuvre d’un programme quelconque de façon hautement efficace ou profitable. Lorsque je parcours les évangiles à la suite de Jésus, je suis constamment mis au défi par son extraordinaire capacité de remarquer une personne et d’avoir compassion d’elle. Ce sont là les moments de transformation.

Récemment, l’un de mes coéquipiers m’a fait part d’une citation du livre Deep Mentoring par Reese et Loane. Ça m’a mis au défi.

« Les psychologues nous disent qu’une grande partie des maladies mentales et autres sont causées par l’expérience de passer inaperçu, surtout tôt dans la vie. En quelque sorte, nos communautés, sous leurs nombreuses formes, ne remarquent pas les gens et ne s’occupent pas d’eux comme il était prévu. Par conséquent, tôt dans leur vie, les gens intériorisent la douleur causée par le fait de passer inaperçu. Avec le temps, ils apprennent à compenser cette douleur de différentes manières. Certains deviennent très performants. D’autres deviennent très bons à divertir les autres ou à leur plaire. D’autres se retirent. D’autres s’attachent à une personne de façon addictive. Tous veulent intensément que quelqu’un ou quelque chose réponde à leur profond sentiment d’être passé inaperçu. Nous devons nous demander, alors que nous sommes à l’église, dans un café ou à l’épicerie, combien de personnes autour de nous se sentent seules ou inaperçues? En d’autres mots, intérieurement, semblent-elles être couchées la face contre terre pendant des heures en passant inaperçues par tout le monde? Désirent-elles ardemment que quelqu’un leur porte attention de manières simples et très humaines? »

Dans ma vie, j’ai appris qu’il est plus facile de voir les étudiants par rapport à leur influence stratégique et à l’impact potentiel qu’ils possèdent que de remarquer qui ils sont véritablement. Oui, le ministère auprès des étudiants est stratégique. Et oui, ils auront un impact sur le monde pendant toute leur vie qui dépasse ce que nous pouvons imaginer. Mais j’ai appris que si je vois les étudiants principalement dans l’optique de leur productivité potentielle, il en résulte que leurs problèmes, leurs luttes avec le péché et leur cassure deviennent un obstacle à mon ministère plutôt qu’une occasion pour eux d’expérimenter la présence transformatrice de Jésus.

J’ai trouvé que plus je me préoccupe de la productivité des étudiants, moins je suis efficace dans mes efforts de les aider à connaître Jésus. Ce n’est que lorsque je porte attention à la personne devant moi à la manière de Jésus que l’accomplissement de la mission (c.-à-d. la transformation) est possible. Encore une fois, lorsque je parcours les évangiles à la suite de Jésus, je constate qu’il considère rarement la cassure d’une personne (mis à part son orgueil) comme un obstacle à sa mission. Au contraire, il voit la cassure comme le chemin vers la transformation et l’accomplissement de sa mission.

Qu’est-ce que cela veut dire pour nous?

Une compréhension claire de notre mission devrait guider la manière dont nous passons nos journées. Alors que nous nous avançons à tâtons dans l’ambiguïté de l’adaptation, cette question devrait demeurer au premier plan chaque jour : est-ce que j’ai aimé les étudiants autour de moi aujourd’hui? Est-ce que je leur ai porté attention et est-ce que je les aidés à expérimenter la présence transformatrice de Jésus?

Nous servons une génération d’étudiants qui sont profondément conscients de leur propre cassure et qui veulent que quelqu’un les aperçoive. Jésus les voit. Que nous puissions faire comme lui alors que nous cherchons à accomplir notre mission d’aider les étudiants à le connaître et à vivre par la puissance transformatrice du message de son évangile.

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Catégorie : 
Leadership, Vie chrétienne