La mission de Jésus se poursuit dans la vie des étudiants après leurs études. Nous avons interviewé certains de nos anciens étudiants qui continuent à suivre Jésus et à vivre en mission.

Monica et Nicolas, nouvellement mariés, nous ont rencontrés dans un salon de thé sur le Plateau-Mont-Royal pour nous parler de l’impact qu’a eu le ministère de Pouvoir de Changer sur leurs vies pendant et après leurs études à l’Université de Montréal de 2013 à 2016.

Un héritage familial à Campus pour Christ

On pourrait dire que Pouvoir de Changer a eu un impact sur la vie de Monica avant même qu’elle naisse. En effet, ses parents se sont rencontrés à travers le ministère (qui était alors connu sous le nom de Campus pour Christ) dans les années 80. Son père, originaire de la côte ouest, s’est converti grâce à la rencontre de chrétiens de Campus pour Christ à la University of British Columbia (UBC) où il étudiait. À l’autre bout du pays, sa mère québécoise s’est convertie pendant une année d’études à Toronto.

De retour au Québec, sa mère s’est jointe au groupe de Campus pour Christ à l’Université de Montréal en tant qu’étudiante. L’implication des parents de Monica dans le ministère étudiant, l’un à Vancouver et l’autre à Montréal, a finalement mené à leur rencontre dans un voyage missionnaire en Thaïlande organisé par Campus pour Christ auquel des étudiants de tout le Canada participaient. À la suite de ce voyage, les parents de Monica ont gardé le contact et, de fil en aiguille, ils se sont mariés et installés au Québec, plus précisément à Mont-Laurier dans les Laurentides.

Ainsi, c’est à Mont-Laurier que Monica a vu le jour et a grandi. Rendue à l’adolescence, bien qu’elle ait été élevée dans la foi, elle trouvait difficile d’assumer cette foi parmi ses pairs qui ne s’intéressaient pas aux choses spirituelles. « J’avais un peu honte d’être la fille qui allait à l’église », avoue-t-elle en ajoutant qu’elle avait délaissé l’église pendant un certain temps. Mais elle a connu un tournant en arrivant au cégep à Laval où se trouvait un Groupe Étudiant Évangélique (GEE). « Ça m’a frappée de voir des jeunes de mon âge qui aimaient autant Dieu, qui voulaient vraiment suivre Dieu et qui l’assumaient. Je voyais que ça faisait une différence dans leur vie. » En voyant d’autres jeunes qui suivaient et aimaient Jésus, Monica est venue personnellement à la foi à l’âge de 18 ans.

Ça m’a frappée de voir des jeunes de mon âge qui aimaient autant Dieu, qui voulaient vraiment suivre Dieu et qui l’assumaient. Je voyais que ça faisait une différence dans leur vie. – Monica

Monica rencontre Nicolas

Après le cégep, Monica s’est inscrite à l’école biblique Parole de Vie à Sherbrooke. C’est là qu’elle a rencontré Nicolas et que les deux se sont liés d’amitié. Nicolas aussi avait grandi dans une famille chrétienne, mais contrairement à Monica, il avait donné sa vie à Jésus dès un jeune âge dans un camp chrétien et ne s’était jamais distancé de la foi. À l’adolescence, il était impliqué dans l’église que fréquentait sa famille dans l’ouest de l’île de Montréal, mais parmi ses pairs à l’école, il ne parlait pas de sa foi intentionnellement. Pourtant, au cégep, il a commencé à faire des pas pour s’afficher comme chrétien grâce à son implication dans le GEE qui comptait une dizaine d’étudiants. Il participait à des études bibliques avec ses nouveaux amis chrétiens et avait commencé à être plus intentionnel dans le partage de sa foi.

Pendant leur année à Parole de Vie, Monica et Nicolas ont enrichi leurs connaissances bibliques et ont eu quelques occasions pratiques de communiquer leur foi en participant, entre autres, à un événement d’évangélisation à l’Université de Sherbrooke avec le groupe de Pouvoir de Changer. C’était leur premier contact avec le ministère.

Parler de Jésus à l’Université de Montréal

Les chemins de Monica et Nicolas se sont encore croisés à l’université. Après Parole de Vie, les deux se retrouvaient sur le campus de l’Université de Montréal. Monica était inscrite en travail social et Nicolas étudiait en génie civil à la Polytechnique. Dès son arrivée sur le campus, Monica a commencé à participer aux rencontres hebdomadaires de Pouvoir de Changer et a bien apprécié l’aspect de communauté et l’occasion de faire de la formation de disciples. Avec le temps, Nicolas aussi s’est mis à y participer après y avoir été invité par Monica. Au cours de leurs années de participation aux activités de Pouvoir de Changer, ils ont tous deux développé une plus grande intentionnalité dans l’évangélisation, surtout en faisant des sondages sur la spiritualité auprès des étudiants.

Surpris par l’ouverture des Québécois

Au début, Monica et Nicolas croyaient que les étudiants seraient plutôt fermés et ne voudraient pas discuter de sujets spirituels. À cause de l’individualisme et de l’abandon généralisé de la pratique religieuse dans notre société, la foi est souvent perçue comme un sujet réservé à la vie privée. Ils étaient appréhensifs, craignant le rejet, mais ils voulaient quand même se pousser à aller vers les gens pour leur parler de Jésus. La réaction des gens les a agréablement surpris. La plupart d’entre eux manifestaient une sincère ouverture. « Oui, les gens cherchent, se posent des questions, ont des idées sur c’est quoi la foi », affirme Monica.

Oui, les gens cherchent, se posent des questions, ont des idées sur c’est quoi la foi. – Monica

Souvent, à la fin de la discussion, les étudiants les remerciaient de leur avoir donné une rare occasion de réfléchir à la spiritualité. Ces étudiants se rendaient compte qu’il y a encore des gens qui croient en Dieu. Même à la Polytechnique, où règne la pensée rationnelle, Nicolas a eu de nombreuses bonnes discussions spirituelles avec des étudiants rencontrés à travers les sondages. Si certains étudiants voulaient poursuivre la conversation à un autre moment, Nicolas prenait rendez-vous avec eux. Un de ces étudiants a donné sa vie à Jésus à la toute première rencontre de suivi! Nicolas voit cet ancien étudiant grandir dans sa foi puisqu’ils fréquentent aujourd’hui la même église sur le Plateau. Comme il est encourageant de voir un fruit tangible d’un pas de foi!

L’intentionnalité et l’assurance que Monica et Nicolas ont développées dans leurs interactions sur le campus les ont encouragés à aller de l’avant pour continuer à partager leur foi aujourd’hui. Après leur passage à l’université, Monica et Nicolas se sont mariés et sont entrés sur le marché du travail à Montréal. Monica est travailleuse sociale dans un CLSC au sein de l’équipe d’itinérance, et Nicolas est ingénieur dans une firme privée. Ils n’ont pas autant d’occasions de parler ouvertement de leur foi, mais ils les saisissent lorsqu’elles se présentent. Par exemple, ils ont invité des collègues de travail à leur mariage dans l’église, un reflet de leur foi. Ils soulignent l’importance d’entretenir des relations sincères qui leur permettent d’être attentifs aux besoins des autres et de leur montrer Christ par leur vie.

Un nouveau champ missionnaire

Monica et Nicolas voient le milieu du travail comme un champ missionnaire en soi. Ils ne ressentent pas le besoin de se rendre dans un pays lointain pour le moment; ils veulent vivre leur foi avec intentionnalité ici dans la ville de Montréal, dans leur quotidien, dans leur église locale. C’est une vision qu’ils partagent et qui a contribué à leur décision de se marier.

Monica et Nicolas encouragent les étudiants actuels à prendre le temps de s’impliquer dans une communauté chrétienne sur leur campus telle que Pouvoir de Changer. Ils précisent que si on ne développe pas l’habitude de consacrer du temps aux choses spirituelles pendant les études, on ne le fera pas une fois rendu sur le marché du travail. « Le temps est à Dieu, pas à toi », rappellent-ils. « Tu n’auras pas plus de temps sur le marché du travail. La vie va vite! »

Le temps est à Dieu, pas à toi. Tu n’auras pas plus de temps sur le marché du travail. La vie va vite! – Monica et Nicolas

Monica et Nicolas ont hérité d’un riche bagage spirituel qu’ils désirent transmettre à leur tour. Que cet héritage spirituel continue à se perpétuer de génération en génération au Québec!

Vous aimeriez peut-être aussi…

Partager